Le retour du refoulé
Ça y est les poteaux, je suis rentré de St Malo!
Heureusement que grâce à la générosité et à la magnificence des éditions Mosquito j’ai pu débarquer chez les Malouins 3 jours avant le festival de BD, parce qu’une fois qu’on est transformé en V.I.P d’opérette par la magie du badge, il n’est plus beaucoup question de plage ensoleillée et d’air marin.
Pour les ceusses qui s’intéressent à la chose illustrée, St Malo c’est bien plus chouette qu’Angoulême à mon avis, mais c’est sans doute mon côté pirate qui m’influence. Ça fait longtemps que les bobos ont remplacé les corsaires et pour un gars de la cambrousse comme mézigue, c’est presque un voyage d’étude ethnographique. Un truc qui m’a frappé, c’est leurs sales mioches bardés de technologie et trop polis pour être honnêtes qui « rollerisent » sur le front de mer quand ils ne pédalent pas sur des bicycles au design inconnu sur la planète terre,( heu… En tout cas, y en a pas dans le Gers ! ). Ça nous prépare un futur pas piqué des hannetons ces zigues satisfaits et convaincus que les gens autour d’eux sont les figurants du film de leur existence.
La France d’en bas restera-t-elle pacifique ou leur sautera-t-elle un jour à la gorge?
Le fossé se creuse les amis et il ne se creuse pas tout seul, croyez-moi. Ceux qui manipulent la pelleteuse avec l’arrogance désinvolte que procure des poches bien pleines et l’assurance d’avoir les miches au chaud semblent ignorer que la goutte qui fait déborder le vase pourrait bien avoir l’ampleur d’un raz-de-marée électoral ou autre.
Comme n’importe quel blaireau, je n’ai pas résisté à la visite du Mont St Michel, merveille de l’univers dénaturée et polluée par la présence des hordes barbares de touristes numériques. Nous fûmes refoulés par la foule juste avant que le Capt’ain @ n’étrangle un Japonais dans une ruelle encombrée de cette Babel improbable.
Malgré des envies de nettoyage au lance-flamme, d’épidémies et d’intoxications à la galette bretonne, ça reste un bel endroit, ce qui est une performance…
Les merveilles de l’univers nous sont interdites désormais, trop d’humains entre les pierres, elles ont perdu tout leur sens et ne sont que des tiroirs-caisses. Le Mont-Saint-Michel, regardez le de loin puis faites demi-tour le cœur en paix et l’esprit léger de celui qui n’a pas besoin d’y être allé pour l’avoir vu.
Depuis que je suis rentré, j’écoute Django Reinhardt, c’est mieux que de la vitamine C, (collection BD JAZZ de chez NOCTURNE, volume 2…Si vous aimez le «Blues rugueux» et Rodolphe & Wens, nous avons fait un «Blind Lemon Jeferson» dans la collection BD BLUES…Ceci est, bien entendu, de l’information et non de la réclame ! Ah ah ah !).
Heureusement que grâce à la générosité et à la magnificence des éditions Mosquito j’ai pu débarquer chez les Malouins 3 jours avant le festival de BD, parce qu’une fois qu’on est transformé en V.I.P d’opérette par la magie du badge, il n’est plus beaucoup question de plage ensoleillée et d’air marin.
Pour les ceusses qui s’intéressent à la chose illustrée, St Malo c’est bien plus chouette qu’Angoulême à mon avis, mais c’est sans doute mon côté pirate qui m’influence. Ça fait longtemps que les bobos ont remplacé les corsaires et pour un gars de la cambrousse comme mézigue, c’est presque un voyage d’étude ethnographique. Un truc qui m’a frappé, c’est leurs sales mioches bardés de technologie et trop polis pour être honnêtes qui « rollerisent » sur le front de mer quand ils ne pédalent pas sur des bicycles au design inconnu sur la planète terre,( heu… En tout cas, y en a pas dans le Gers ! ). Ça nous prépare un futur pas piqué des hannetons ces zigues satisfaits et convaincus que les gens autour d’eux sont les figurants du film de leur existence.
La France d’en bas restera-t-elle pacifique ou leur sautera-t-elle un jour à la gorge?
Le fossé se creuse les amis et il ne se creuse pas tout seul, croyez-moi. Ceux qui manipulent la pelleteuse avec l’arrogance désinvolte que procure des poches bien pleines et l’assurance d’avoir les miches au chaud semblent ignorer que la goutte qui fait déborder le vase pourrait bien avoir l’ampleur d’un raz-de-marée électoral ou autre.
Comme n’importe quel blaireau, je n’ai pas résisté à la visite du Mont St Michel, merveille de l’univers dénaturée et polluée par la présence des hordes barbares de touristes numériques. Nous fûmes refoulés par la foule juste avant que le Capt’ain @ n’étrangle un Japonais dans une ruelle encombrée de cette Babel improbable.
Malgré des envies de nettoyage au lance-flamme, d’épidémies et d’intoxications à la galette bretonne, ça reste un bel endroit, ce qui est une performance…
Les merveilles de l’univers nous sont interdites désormais, trop d’humains entre les pierres, elles ont perdu tout leur sens et ne sont que des tiroirs-caisses. Le Mont-Saint-Michel, regardez le de loin puis faites demi-tour le cœur en paix et l’esprit léger de celui qui n’a pas besoin d’y être allé pour l’avoir vu.
Depuis que je suis rentré, j’écoute Django Reinhardt, c’est mieux que de la vitamine C, (collection BD JAZZ de chez NOCTURNE, volume 2…Si vous aimez le «Blues rugueux» et Rodolphe & Wens, nous avons fait un «Blind Lemon Jeferson» dans la collection BD BLUES…Ceci est, bien entendu, de l’information et non de la réclame ! Ah ah ah !).
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