Gloubi-boulga

Publié le par WENS



Mon cerveau s’est remis en marche tout seul ce matin sur les coups de cinq heures.

Voilà t-y pas que ça se met à carburer à fond les manettes et que je pense à des trucs et des machins. Dans ces moments-là, tout ce qui vous passe par la tête à l’air absolument génial. Pour ce qui est de carburer, ça carbure, mais du côté de la lucidité, il y aurait comme du mou dans la corde à n¦uds !
J’espère que vous avez conscience de partager l’intimité d’un grand créateur, vous êtes vraiment des petits privilégiés.
Je ne vous dis pas la moitié des grands courants de pensée qui traversent ce cerveau encore endormi et pourtant, les miettes de ces fulgurances, c’est déjà du pain béni pour certains de mes disciples, amen !
En réalité, je suis sauvé par mon agnosticisme forcené. Si j’étais un tout petit peu mystique, je suis sûr que j’aurais fait une carrière d’illuminé assez convenable.
J’ai trop de recul et grâce à dieu, je suis athée.
Bon, pas de panique, c’est seulement une insomnie. Probablement due à la pleine lune ou à cette étrange chaleur d’une nuit de janvier d’avant l’apocalypse.
Une idée en amenant une autre, je pense au réchauffement, donc à la planète, donc à Nicolas Hulot !
Misère !
Tout ça, c’est la faute de ce blog à la noix. Tous les jours, je me dis que ce n’est pas raisonnable, qu’il faut que je mette un terme à cette activité dérisoire et désordonnée.
D’un autre côté, c’est assez marrant à faire et il y a une contrainte et une discipline dans le foutoir, qui n’est pas pour me déplaire.
Et puis, j’ai toujours mes quelques acharnés qui rebondissent sur un propos ou m’engueulent gentiment quand je dépasse les borgnes au royaume des aveugles.
Ça fait de l’échange de points de vue et d’images du monde et c’est déjà pas si mal.
On bavarde tranquillement, voilà tout, un blog, ce n’est rien d’autre que des paroles en l’air.
Bien qu’étant à demi Hermite, l’autre moitié rencontre pas mal de gens à l’occasion des festivals BD et autres activités mondaines.
On me pose de temps en temps des questions sur « le blog du Capt’ain @ » et combien est-ce t-il qu’il y a de visiteurs et ceci cela… C’est incroyable cette marotte que vous avez tous de vouloir tout comptabiliser. C’est comme cette manie de me demander si j’arrive à en vivre.
Une bonne fois pour toute, je vous emmerde avec votre condescendance de salariés repus. Et ça n’a pas rien à voir avec Nicolas Hulot, l’écologie et l’insomnie.
Est-ce que je vous demande si vous arrivez à en vivre de votre métier moi ?
Jamais.
Je le vois bien que vous êtes vivant. 
Vous êtes vivant et vous consommer la planète.
 Vous êtes vivant, vous prenez du bide et vous lisez psychologie magazine.
Vous êtes vivant et vous commencer à avoir la trouille parce qu’une catastrophe écologique se profile à l’horizon et que vous prenez conscience que vous risquez d’être encore vivant quand elle arrivera.
Alors, on va signer la charte écologique de Nicolas Hulot.
 Bonne idée.
Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal. « Ce n’est pas ce qu’il est qui compte, c’est ce qu’il représente ».
Pourquoi pas, ça se défend.
Je crois que je suis quand même plus efficace pour la planète en restant pauvre.
Le vrai problème, il est là. Vous ne pouvez pas vous empêcher de consommer. Consommer et se reproduire pour consommer encore plus. Le système vous y encourage.
Parce qu’il faut en faire des petits Gaulois, on en manque, il y a pénurie de caucasien.
Avec ça qu’on ne veut plus mourir à la guerre, elle est foutue la planète, avec ou sans Nicolas Hulot.
On est plus fichu d’organiser les grandes boucheries où l’on passait au hachoir toute une génération dans la force de l’âge. Résultat, on se retrouve avec de grands escogriffes de 25 balais avachis dans le canapé du salon. C’est pas terrible d’un point de vue décoratif et ça serait tout de même plus à sa place sur un champ de bataille, ça leur changerait des bastons virtuelles sur écran plasma, sabre de bois !
Le grand massacre, il n’y a que ça de vrai !
 Je me souviens des vieux quand j’étais jeune qui disaient : «’leur faudrait une bonne guerre à ces ptits cons ! ». Ah, la sagesse des anciens !
C’est vrai que c’était bien pratique. À l’époque les gens voulaient bien mourir, ils trouvaient ça naturel. On faisait dans le paroxysme, dans la sauvagerie, on atteignait des sommets dans l’ignominie et puis ça finissait bien par finir.
Liesse populaire, Champs Elysée, Paris Outragé, puis Paris libéré. Ça fabriquait des grands hommes, des tragédies, de l’Histoire.
 On avait des trucs à reconstruire jusqu’à la prochaine, pas le temps d’être anorexique ou boulimique, pas de psychologie magazine, pas de rebelles tranquilles.
On a remplacé la pétoche de la troisième guerre mondiale par la trouille de la catastrophe écologique, la trouille de la grippe aviaire, la peur des barbus…
Quel sens du rebondissement dans le scénario de l’histoire de l’humanité !
Vous vous souvenez de l’Union Soviétique ?
Du mur de Berlin, de la Chine populaire…
Je lis en ce moment un bon vieux K.Dick «  Glissement de temps sur Mars », un roman de SF qui se passe dans le futur du passé, ( en 1997 !). Il y a sur Mars des colons soviétiques et de RDA.
Personne n’avait prévu la chute aussi rapide de l’empire soviétique, comme personne n’avait dû prévoir celle de l’empire romain. Qui sait ce qui pend au nez du libéralisme Américain…
On vit au-dessus de nos moyens, tant qu’on ne changera pas ça, rien ne sera possible pour sauver la planète.
Sur ces divagations matinales, je vous laisse méditer mes frères et je vais me faire un petit café à l’ancienne sur un fourneau à bois.

C’était votre envoyé spécial en direct du dix-neuvième siècle !
 
Publicité

Publié dans blog.captain.arobase

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article