Drauche-Groite
Camarades, mes chers petits lapins !
Ah, j’en ai eu des discussions avec les petits lapins altermondialistes électorales, avec les moustachophiles, les amis du gentil facteur révolutionnaire, les Baybayrououiouistes convaincus ou de circonstances atténuantes…Il n’y a guère que les Sarko-génétiques qui n’ont pas essayé de me convaincre…Allez savoir pourquoi.
C’était intéressant, mais je note que les centristes, ceux qui déplorent l’éternel clivage gauche-droite, sont tout de même plutôt de droite.
« Ah, non, encore ce vieux machin : la gauche contre la droite, mais quand en sortira-t-on ? »
Eh oui, ça serait tellement mieux un deuxième tour : droite contre droite !
Entre gens biens, raisonnables, génétiquement du bon côté, (ça ne s’appelle pas l’hérédité, ça s’appelle l’héritage !)
Mademoiselle fait du piano, le chat ronronne sur le sofa, nous sommes des gens honnêtes, nous avons reçu une bonne éducation et la misère nous serre le cœur…
Rassurez-vous centristes tristes, mais pas trop. Cette gauche-là n’a rien à voir avec la dictature du prolétariat. Inutile de faire cette moue dégoûtée : Votez Royal au deuxième tour, elle le vaut bien !
La lutte des classes n’existe pas pour ceux qui sont dans une classe sociale qui n’a pas à lutter.
Et puis, vous nous devez un parapluie à avaler. Si j’ai voté Chirac, vous pouvez voter Royal, croyez-moi !
Soyons pragmatiques : Changer de société, voir le monde autrement, ça prend du temps. Le moment n’est pas encore venu.
Pour l’instant, nous essayons de limiter les dégâts, de franchir une étape. De faire un pas.
Pour le moment, il n’y a pas d’alternative à la libéralisation mondialiste, « nos magasins resteront ouverts durant toute l’apocalypse ! ». Une pensée différente, satisfaisante pour le consommateur, n’est pas encore née. Il en veut un peu plus, il peut encore la supporter la guerre économique, au pire il peut toujours jouer au loto, il peut toujours voter Sarko…
On lui a bien expliqué que la mouise est génétiquement programmée : Tant pis pour les loosers, ils n’avaient qu’à avoir le gène de la prospérité.
Belle soirée électorale à la télévision. Un choix de société : le guignol de la salle Gaveau contre la maîtresse d’école de Melle.
Le joueur de flûte compassionnel : « venez à moi les pauvres d’esprit, les malades, les handicapés, ceux qui souffrent, ceux qui ont peur et les ratons laveurs… Ma balade en bagnole, elle vous a plu, ma balade en grosse bagnole ? Blondasses, vitres ouvertes, bien servi par France 2, merci monsieur Pujadas, je penserai à vous. Mes gestes calculés, mes poses, mes talonnettes, mon show ».
Des gens normaux votent pour ce type ?
Il y en a d’autres, qui ne voteront pas au second tour, qui sont au-dessus de tout ça, que la merde n’atteint pas…Ça doit être bien d’être au-dessus de tout ça, mais je préfère être vivant.
Alors je décide d’être enthousiaste et de faire confiance à cette femme pas très à l’aise à l’oral, un peu gauche faute d’être très à gauche. Parce que c’est bien parfois de composer avec la réalité. Parce que moi aussi, je suis une femme libre. Je préfère que nous soyons tous des femmes libres, plutôt que nous soyons tous des Américains !
J’ai envie d’être naïf et crédule pendant 15 jours et d’y croire, ( ceci pour répondre à certains qui ne voient pas le côté ludique de la chose, tant pis pour eux ! )
Essayons de faire confiance, d’être combatif, de croire en quelque chose, d’imaginer qu’un changement est possible. Ça nous changera peut-être.
« Je suis une femme libre et vous êtes un peuple libre »
Personnellement, ça fait longtemps que je n’ai pas entendu quelque chose d’aussi beau en politique. ( il y a bien, Mirabeau : « nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes », mais ça date un peu !)
Essayons de croire que nous sommes un peuple libre et faisons rendre gorge à ceux qui trahiront cette liberté.
On peut quand même s’amuser un peu de temps en temps, non ?

Ah, j’en ai eu des discussions avec les petits lapins altermondialistes électorales, avec les moustachophiles, les amis du gentil facteur révolutionnaire, les Baybayrououiouistes convaincus ou de circonstances atténuantes…Il n’y a guère que les Sarko-génétiques qui n’ont pas essayé de me convaincre…Allez savoir pourquoi.
C’était intéressant, mais je note que les centristes, ceux qui déplorent l’éternel clivage gauche-droite, sont tout de même plutôt de droite.
« Ah, non, encore ce vieux machin : la gauche contre la droite, mais quand en sortira-t-on ? »
Eh oui, ça serait tellement mieux un deuxième tour : droite contre droite !
Entre gens biens, raisonnables, génétiquement du bon côté, (ça ne s’appelle pas l’hérédité, ça s’appelle l’héritage !)
Mademoiselle fait du piano, le chat ronronne sur le sofa, nous sommes des gens honnêtes, nous avons reçu une bonne éducation et la misère nous serre le cœur…
Rassurez-vous centristes tristes, mais pas trop. Cette gauche-là n’a rien à voir avec la dictature du prolétariat. Inutile de faire cette moue dégoûtée : Votez Royal au deuxième tour, elle le vaut bien !
La lutte des classes n’existe pas pour ceux qui sont dans une classe sociale qui n’a pas à lutter.
Et puis, vous nous devez un parapluie à avaler. Si j’ai voté Chirac, vous pouvez voter Royal, croyez-moi !
Soyons pragmatiques : Changer de société, voir le monde autrement, ça prend du temps. Le moment n’est pas encore venu.
Pour l’instant, nous essayons de limiter les dégâts, de franchir une étape. De faire un pas.
Pour le moment, il n’y a pas d’alternative à la libéralisation mondialiste, « nos magasins resteront ouverts durant toute l’apocalypse ! ». Une pensée différente, satisfaisante pour le consommateur, n’est pas encore née. Il en veut un peu plus, il peut encore la supporter la guerre économique, au pire il peut toujours jouer au loto, il peut toujours voter Sarko…
On lui a bien expliqué que la mouise est génétiquement programmée : Tant pis pour les loosers, ils n’avaient qu’à avoir le gène de la prospérité.
Belle soirée électorale à la télévision. Un choix de société : le guignol de la salle Gaveau contre la maîtresse d’école de Melle.
Le joueur de flûte compassionnel : « venez à moi les pauvres d’esprit, les malades, les handicapés, ceux qui souffrent, ceux qui ont peur et les ratons laveurs… Ma balade en bagnole, elle vous a plu, ma balade en grosse bagnole ? Blondasses, vitres ouvertes, bien servi par France 2, merci monsieur Pujadas, je penserai à vous. Mes gestes calculés, mes poses, mes talonnettes, mon show ».
Des gens normaux votent pour ce type ?
Il y en a d’autres, qui ne voteront pas au second tour, qui sont au-dessus de tout ça, que la merde n’atteint pas…Ça doit être bien d’être au-dessus de tout ça, mais je préfère être vivant.
Alors je décide d’être enthousiaste et de faire confiance à cette femme pas très à l’aise à l’oral, un peu gauche faute d’être très à gauche. Parce que c’est bien parfois de composer avec la réalité. Parce que moi aussi, je suis une femme libre. Je préfère que nous soyons tous des femmes libres, plutôt que nous soyons tous des Américains !
J’ai envie d’être naïf et crédule pendant 15 jours et d’y croire, ( ceci pour répondre à certains qui ne voient pas le côté ludique de la chose, tant pis pour eux ! )
Essayons de faire confiance, d’être combatif, de croire en quelque chose, d’imaginer qu’un changement est possible. Ça nous changera peut-être.
« Je suis une femme libre et vous êtes un peuple libre »
Personnellement, ça fait longtemps que je n’ai pas entendu quelque chose d’aussi beau en politique. ( il y a bien, Mirabeau : « nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes », mais ça date un peu !)
Essayons de croire que nous sommes un peuple libre et faisons rendre gorge à ceux qui trahiront cette liberté.
On peut quand même s’amuser un peu de temps en temps, non ?

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