Le retour des bisounours
On va s’aimer, sous le beau soleil du mois de mai !
Il fait déjà un temps superbe, la France n’est qu’amour, petits oiseaux et rapprochements…
Mains tendues, ouvertures…
Union.
Union sacrée des gens raisonnables ?
« Au-delà de nos différences »…Ah, c’est beau comme du Johnny Hallyday, dis donc !
Paix aux hommes de bonnes volontés et à Ségolène Royal qui n’en fait qu’à sa tête.
Et ouais, les filles : c’est la France de l’ordre juste, qui rêve de retrousser ses manches dans le calme et la sérénité, contre la France couillue, mais compassionnelle, virile mais correcte, avec un petit cœur sensible derrière la matraque.
Je ne sais pas laquelle est la plus crédible, mais je sais que depuis le début, j’ai intuitivement choisi ce qui fera le moins mal,( le moins mâle aussi ! ).
Je sais qu’il y a plein de contradictions dans tout ça, et dans le simple fait de « faire avec ce que l’on a ». Mais ne rien faire avec ce que l’on a pas, me semble encore moins susceptible de produire un effet.
Ça m’énerve qu’au centre on veuille faire disparaître le clivage gauche-droite, simplement parce que ça veut surtout dire faire disparaître la gauche. C’est faire la part belle au modèle américain, une droite un peu moins à droite contre une droite un peu plus à droite et l’idée même qu’on puisse rêver d’une société différente disparaît, elle aussi.
Peut-être qu’on ne peut plus définir clairement ce qui fait son identité politique par ces termes. Peut-être que le problème, c’est que l’on continue à employer ces mots « gauche, droite », mais qu’ils sont vides de sens…
Peut-être que ce n’est rien d’autre que la scansion d’un pas saccadé ?
L’époque nous échappe, on ne peut pas aller contre l’état général du monde.
La majorité des gens ne rêvent pas d’un monde plus juste, plus égalitaire, plus réaliste vis-à-vis des ressources de la planète et d’un autre mode de vie à inventer.
La majorité des gens souhaitent tirer leur épingle du jeu dans la société telle qu’elle est. Tant que cet état d’esprit n’aura pas évolué, il n’y aura pas d’autres choix que celui qui consiste à suivre le mouvement en tentant modestement de limiter les dégâts.
« La révolution », appelons ça « le changement », ne viendra pas tout de suite des politiques qui sont et resteront à l’image de la société.
Elle viendra du citoyen, de l’individu : Par l’exemple.
Si autre chose est possible, un autre mode de vie, d’autres comportements, il faudra d’abord les mettre en pratique.
Demain, nous devrons réfléchir, nous devrons nous regrouper, nous devrons agir...
Ah ah ah ! C’est “ ici Londres” ce NofzeW !
Allez en paix mes sœurs !
Il fait déjà un temps superbe, la France n’est qu’amour, petits oiseaux et rapprochements…
Mains tendues, ouvertures…
Union.
Union sacrée des gens raisonnables ?
« Au-delà de nos différences »…Ah, c’est beau comme du Johnny Hallyday, dis donc !
Paix aux hommes de bonnes volontés et à Ségolène Royal qui n’en fait qu’à sa tête.
Et ouais, les filles : c’est la France de l’ordre juste, qui rêve de retrousser ses manches dans le calme et la sérénité, contre la France couillue, mais compassionnelle, virile mais correcte, avec un petit cœur sensible derrière la matraque.
Je ne sais pas laquelle est la plus crédible, mais je sais que depuis le début, j’ai intuitivement choisi ce qui fera le moins mal,( le moins mâle aussi ! ).
Je sais qu’il y a plein de contradictions dans tout ça, et dans le simple fait de « faire avec ce que l’on a ». Mais ne rien faire avec ce que l’on a pas, me semble encore moins susceptible de produire un effet.
Ça m’énerve qu’au centre on veuille faire disparaître le clivage gauche-droite, simplement parce que ça veut surtout dire faire disparaître la gauche. C’est faire la part belle au modèle américain, une droite un peu moins à droite contre une droite un peu plus à droite et l’idée même qu’on puisse rêver d’une société différente disparaît, elle aussi.
Peut-être qu’on ne peut plus définir clairement ce qui fait son identité politique par ces termes. Peut-être que le problème, c’est que l’on continue à employer ces mots « gauche, droite », mais qu’ils sont vides de sens…
Peut-être que ce n’est rien d’autre que la scansion d’un pas saccadé ?
L’époque nous échappe, on ne peut pas aller contre l’état général du monde.
La majorité des gens ne rêvent pas d’un monde plus juste, plus égalitaire, plus réaliste vis-à-vis des ressources de la planète et d’un autre mode de vie à inventer.
La majorité des gens souhaitent tirer leur épingle du jeu dans la société telle qu’elle est. Tant que cet état d’esprit n’aura pas évolué, il n’y aura pas d’autres choix que celui qui consiste à suivre le mouvement en tentant modestement de limiter les dégâts.
« La révolution », appelons ça « le changement », ne viendra pas tout de suite des politiques qui sont et resteront à l’image de la société.
Elle viendra du citoyen, de l’individu : Par l’exemple.
Si autre chose est possible, un autre mode de vie, d’autres comportements, il faudra d’abord les mettre en pratique.
Demain, nous devrons réfléchir, nous devrons nous regrouper, nous devrons agir...
Ah ah ah ! C’est “ ici Londres” ce NofzeW !
Allez en paix mes sœurs !
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